Les premières traces de sorcellerie datent de 1700 avant JC, en Mésopotamie.
Peut-on penser raisonnablement qu'elle existe encore aujourd'hui ?
Evoquer le sujet n'importe où et , immanquablement, il se trouvera quelqu'un qui aura entendu parler d'une guérisseuse, d'un rebouteux, d'un jeteur de sorts, d'un de ces objets que l'on accroche sur les portes pour contre-carrer les maléfices, ou d'autres que l'on dissimule dans les maisons.
Les regions brumeuses du Berry, de la Creuse, du Massif Central, de la Bretagne, du Languedoc ou de la Normandie sont les premières citées.
Que du bétail meure subitement, que les mamelles des vaches se tarissent, que les ventres des animaux se gouflent, que leurs pattes se cassent, que la maladie s'acharne sur quelqu'un, que des malheurs s'accumulent, c'est probablement qu'un sort vous a été jeté.
Soit c'est le sorcier qui vous l'a jeté directement, parce quevous avez fait quelque chose quilui a déplu (var le sorcier est susceptible et vous, malheureusement, vous ne lui avez pas dit bonjour, ou tout au moins n'étiez-vous guère jovial en le saluant) , soit il se fait simplement l'intermédiaire de quelqu'un qui a passé commande auprès de lui.
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Les voults sont au centre des partiques de maléfice qui sont employés encore aujourd'hui dans les campagnes.
Il s'agit d'objets chargés pas le sorcier d'intention malfaisante et dissimulés chez la victime.
L'autre grande technique toujours en vogue est la fabrication d'une statuette à l'effigie de la victime (ce que l'on appelle une "dagyde") à laquelle on fait subir les pires sévices.
A un niveau de sorcellerie plus sophistiqué se placent le malfice de la male-nuit et, un cran nettement plus haut, la messe de saint-sécaire.
Un maléfice fréquent en Normandie est la beurrée, qui consiste à tarir les vaches, ou le scopélisme; qui se fait à l'aide de pierre ensorcellées que l'on place dans un champ.
Celui qui le découvre ou trébuche à cause de l'une d'elles subit le maléfice.
Sur un plan strictement sexuel, chacun (et chacune, a forciori) est en droit de redouter la fameux nouement de l'aiguillette.
Le maléfice de "nouement de l'aiguillette" consistera donc à faire un noeud à une ficelle représentant symboliquement l'homme que l'on veut frapper d'impuissance.